Jour 8 – Bergen – Geiranger

Mon changement de programme, dû à ma débilité profonde, me fait changer d’itinéraire et me fera parcourir plus de kilomètres que prévu. La météo n’est pas vraiment avec moi ce jour là, mais c’est pas grave. J’ai 320 kms à parcourir, je vais mettre près de 5h45 pour atteindre mon but de la journée. J’ai de l’argent liquide, normalement j’ai mon hébergement pour le soir, que j’avais réservé par CB auparavant, sous réserve qu’ils ne l’annulent pas en voulant encaisser avant mon arrivée pour éviter une annulation de dernière minute…  A 7h15 je suis sur la route,  je n’ai pas beaucoup réussi à dormir. Au programme des petites routes sympathiques mais pas beaucoup fréquentées, sur lesquelles je croise plusieurs pompes à essence, fonctionnant toutes avec des CB, compte tenu du peu de gens qui passent, je conçois qu’on ne laisse pas un employé toute la journée à attendre, mais moi j’ai besoin d’un humain face à moi pour mettre de l’essence et le payer en liquide. Au bout de 200kms je trouve enfin une station avec quelqu’un, j’en profite pour refaire le plein, mais je ne remplis pas le jerrican, pour garder l’argent que j’ai en cas. Je prends la route 63, puis la route 15, comme me l’avez conseillé un ami norvégien. La météo a encore évolué, maintenant il neige, à gros flocons et la neige reste en place… C’est beau, je suis content, ça fait de belles photos souvenirs, mais je n’aime pas trop ça quand même, car je ne suis ni équipé, ni habitué à conduire sous le neige. Je continue ma route, et je monte, je monte, je monte, jusqu’à plus de 1000 mètres,  il neige sacrément, jusqu’à ne plus y voir à plus de 3m. Je croise les doigts et je serre la partie de mon corps sur laquelle je suis posé. Il ne faut pas tomber en panne maintenant, je suis seul sur la route, je croise seulement un véhicule, avec des passagers qui me regardent avec des yeux écarquillés. Il doit être environ 16h00, je finis cette portion de route, et j’entame la descente vers mon hébergement du soir. J’arrive à l’hôtel, et là, bonne nouvelle la personne qui m’accueille parle parfaitement français. L’occasion de discuter un peu, ça fait du bien, même si j’ai voulu vivre cette aventure tout seul. Je lui explique que j’ai pris la route sous une neige énorme, et là elle me regarde avec des gros yeux, en regardant ma voiture, et me dit:

– Vous êtes passé par en haut ? Mais la route elle est fermée…
– Moi: Ah, je comprends pourquoi j’étais seul alors…

Bref, un sacré moment, qui vient s’ajouter aux souvenirs de cette virée fantastique.

Tout s’est bien passé, elle n’avait pas encore validé l’hébergement, et elle a bien voulu que je règle en liquide. Nickel, je suis arrivé, je la préviens que je vais recevoir ma nouvelle carte par UPS, qu’il faudra me prévenir que je signe la réception du colis.

La journée du lendemain se passe, pas de colis. Le surlendemain arrive, jour de mon départ, j’ai jusqu’à 12h pour quitter, mais toujours rien…

La suite, c’est sur l’article du lendemain.

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